mardi 3 novembre 2009
79 | Anne | A la tristesse du départ, s'ajoute toujours le plaisir du retour...
samedi 19 septembre 2009
78 | Nicole | Ramona
jeudi 25 juin 2009
76 | Anne | Intermède en miroir
Ce n'est pas une coïncidence
si nous avons, l'espace d'un instant,
.
Nous sommes parties sur les traces de notre enfance
de façon aussi parallèle
que des skis sur la neige.
J'aime cet espace que nous partageons,
que nous sommes seules à voir,
Le mien est très dépouillé.
Des murs blancs, des fenêtres. .
Chacune a une pièce personnelle
où l'autre n'entre pas.
Celle, beaucoup plus grande, que nous partageons
est de loin ma préférée.
Sur les murs, côte à côte,
toutes les photographies qui ont illustré nos récits.
.
Trois d'entre elles sont à part.
.
.;;;..Qui évoluent dans leur monde.
Étrangement quand elles se confessent,
elles élaborent laborieusement une liste de péchés fictifs,
comme si elles avaient déjà la notion de vie privée.
Je vais refermer la porte pour plusieurs mois.
Déjà nous nous éloignons l'une de l'autre
pour éviter la souffrance d'un adieu brutal...
Tout me manquera.
Mais il me suffira en rentrant
et...
jeudi 28 mai 2009
75 | Nicole | Intermède.
lundi 25 mai 2009
73 | Nicole | La Penne et Kinou. Une histoire d'amour....

"Pierre, Pierre"
Mon chien s'appelait "Kinou ".
En ces temps là
Je pensais qu'il était mien !
Il appartenait à Tata et Loulou
des amis de la famille.
Kinou fut mon premier ami à quatre pattes.
mais ce que je ne savais pas encore,
c'est qu'il allait devenir rapidement beaucoup plus grand que moi
Quelle patience et quel attachement envers cette petite fille,
à qui il laissait des prérogatives interdites aux grandes personnes,
qui pouvait lui mettre la main dans la gueule sans qu'il la referme de peur de la blesser
et qu'il excusait de toutes ses bêtises en grognant après ceux qui la grondait.
mardi 21 avril 2009
72 | Annette | MON Livre de Lecture !


Je le ramenais à la maison,
me dépêchant de faire la leçon aux deux petits.
Il est interdit d'y toucher
et d'abord c'est pour mon travail !
Les choses mises au point j'écourtais mon goûter,
pour regarder MON livre.
.
J'étais fascinée par sa couverture.
Et bien qu'assez vite, elle soit cachée
par le papier bleu qui protégeait nos livres de classe,
elle s'est gravée dans ma mémoire
avec une précision photographique..
Ces deux enfants assis dans l'herbe sous un pommier,
je leur ressemblais.
Nous étions tous les trois en train de lire
pour le plaisir,
après la classe.
.
Mais c'est un détail particulier qui me médusa.
La petite fille tient son livre de telle façon,
que l'on peut voir sur la couverture
la même petite fille y lire le même livre,
et en regardant attentivement
on peut en distinguer une troisième
puis une quatrième...
C'est ainsi que je fis connaissance avec
le mystère de l'infini.

.
En retrouvant mon livre bien des années après,
j'ai tourné les pages le coeur battant.
Allais-je revoir avec le même enchantement
celle qui fut ma préférée ?
.C'était un son dont je voulais vérifier la présence.
Clé ma ti te.
Un son qui n'appartenait qu'à moi,
et que je n'associais à aucune image.
lI était rare, secret comme une bille en verre,
et teinté de mystère.
Je ne savais pas que d'autres petites filles
pouvaient faire la même chose.
Et j'ai été aux anges quand plus tard,
j'ai découvert en lisant Colette,
l'histoire de Bel Gazou et de son presbytère.
.
. J'avais une autre raison d'adorer cette page.
La maison que l'on voyait ressemblait
à celle d'une compagne de classe.
Appelons la Emma...
Elle ne m'aimait pas, je le lui rendais bien.
Elle m'avait joué un sale tour que je n'ai pas oublié.
Plus que sa maison,
ce qui rendait précieux ce souvenir, c'était sa rue.
L'Allée des buis.
.
Elle formait avec le boulevard Marin
la fin de mon itinéraire favori.
Deux rues minuscules bordées de petites maisons.
Mais si le boulevard Marin était sans charme particulier,
l'Allée des buis méritait bien son nom.
Elle croulait sous la verdure.
Platanes et tilleuls centenaires,
bosquets fleuris dont les couleurs et les senteurs
se mêlaient avec nonchalance.
C'est dans cette rue que je découvris le Seringua
au parfum délicat,
ses fleurs d'un dessin parfait,
et la pluie de leurs pétales qui formaient un tapis
sur lequel je n'osais marcher.
.
.
Cette Ronde qui symboliquement achève le livre
je la relisais souvent.
Elle créait en moi le même frisson que le
Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté
que l'Ange Boufaréou lançait à travers le ciel
à la fin de la Pastorale des Santons.
.
.
Il y a dans les souvenirs
liés à la lecture de mes deux premiers livres,
quelque chose de très troublant.
On pourrait l'intituler emphatiquement,
de l'influence des premières images
sur la construction de la personnalité.
.
Dans Gédéon,
l'identification à ce personnage et à sa différence,
la solitude qu'elle entraîne,
mais aussi la richesse qu'elle représente.
Et puis j'ai toujours été envoûtée
par le clair-obscur de la nuit,
la lune, les paysages en ombres chinoises
où se détache l'intérieur éclairé des maisons.
.
Sur la couverture de mon livre de lecture
le dessin reproduit de plus en plus petit à l'infini,
représente pour moi, un passage secret vers un ailleurs
que, je le savais, tous ne cherchaient pas.
Cet abri m'a permis de m'identifier,
et d'habiter l'âme de ceux qui me touche.
La Ronde, elle, m'a sensibilisée à l'idée d'un monde
où chacun aurait sa place,
et m'a rendu intransigeante face à l'injustice.
.
Enfin, si l'un de mes plus grands plaisirs
est d'avoir un bon livre entre les mains,
un plaisir plus grand encore
est de le lire allongée dans l'herbe.
Et si en plus c'est sous un pommier,
que je n'ai qu'à tendre la main
pour pouvoir croquer mon fruit préféré,
je suis au paradis
et seul un serpent pourrait m'en déloger !
Tiens c'est bizarre, cela me rappelle quelque chose.
J'ai déjà dû lire ça quelque part...
Gédéon se trouve au numéro 41
je suis presque née un livre à la main
.
.
.
.
mardi 31 mars 2009
71 | Nicole | Le Passeport.
.jpg)
70 | Annette | Deux amies d'enfance...
lundi 30 mars 2009
69 | Nicole | La Piscine.
sur le boulevard Michelet, en rang d'oignons avec mes petits camarades,
.______________________________________________
J'avais pris mon petit sac du goûter,
J'avais été absente la semaine précédente pour la première leçon.
N'osant pas dire non plus que je ne savais pas nager,
mardi 17 mars 2009
68 | Annette | Le-Chevalier-Roze-Sport
Et quand je le portais... nous allions à la mer !
Je nageais,
j'avais ma bouée de liège.

Après un ou deux étés
il fut question de leçons de natation.
Et nous voilà partis, mon frère et moi,
main dans la main,
Il suffisait de traverser le boulevard Michelet
et de longer la contre-allée bordée de platanes,
pour arriver devant le bâtiment blanc
où ces mots étaient inscrits sur le mur.
Je savais lire et c'est ainsi
qu'ils se sont gravés dans ma mémoire,
liés entre eux
comme les panneaux de liège de ma bouée.
deux séquences
qui raconteraient en parallèle
ce que fut cette expérience étrange.
Je descendais le long de l'échelle,
ne quittant le dernier barreau
que lorsque j'étais agrippée à la perche de bois
du maître nageur.
Et commençait mon calvaire...
Vous me promettez de ne pas me lâcher ?
Il promettait, me lâchait au bout de quelques mètres,
je buvais la tasse, et pendant que je tâtonnais
pour trouver une prise sur le bord
il entonnait la même phrase,
si tu arrives au bout je te paye une cassate !
................
Au bout je n'y suis jamais arrivée, ni même à la moitié.
Quand mon frère sut nager
mon père eut la sagesse de ne pas insister.
J'ai conservé ma bouée jusqu'au jour
où soudain, c'est venu tout seul.
J'avais 12 ans !
.................................hh
...................................
Le décor reste le même...
Là commence l'enchantement.
Je découvrais cette étendue d'eau bleutée
où le soleil dessinait des lignes mouvantes.
Les murs blancs reflétaient la lumière
et j'étais fascinée par un ensemble de sensations.
Il y avait l'odeur du chlore, les cris joyeux,
les éclaboussures des plongeons bruyants.
Et si j'ai vite oublié l'épisode peu glorieux des leçons,
je fus envoûtée par le charme de ces instants.
..................................................
Je pense souvent à cette cassate que je n'ai jamais eue.
A l'époque j'en mourrai d'envie.
C'était une glace triangulaire
enveloppée de papier dorée qui se dégustait
à la cuillère
assise à une terrasse de café.
Adulte, j'aurai pu m'en offrir autant que je voulais.
Je ne l'ai jamais fait.
Il y des saveurs qu'il ne faut pas chercher à retrouver.
Son nom suffit à évoquer le désir
et une suite d'images colorées, éclatantes de lumière...
qui ont la saveur d'un désir d'enfant.
.....................................................
Emprunts
La première photographie à Laurent Askienazy
A Edward Hooper un détail de A bigger splach
lundi 9 mars
dimanche 15 mars 2009
67 | Annette | Les battements de mon coeur
lundi 9 mars 2009
66 | Nicole | Poème à mon amie

dimanche 8 mars 2009
65 | Nicole | Je ne connaissais pas son prénom...
dimanche 1 mars 2009
64 | Annette | Son prénom était Françoise...
Sa famille était déjà installée à notre arrivée en 1954.
La Maison du Fada n'attirait pas les foules.
Ce paquebot, sortit de terre entre deux petits châteaux
avait bien du mal à se faire une place.
L'état, partie prenante de sa construction,
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
------------------------------------------------
Quelque chose d'impérieux m'a poussée à écrire ce texte. Je regardais les photos de classe de notre école. Je reconnaissais Annick mais pas Françoise. Il y avait bien cette fillette au visage fermé et presque triste. Mais s'est superposé celui que je connaissais, un sourire plein de vie et déjà mort. Je crois que ce que j'ai ressenti, c'est le besoin de le sortir de l'oubli.
La vraie mort, c'est lorsque plus personne ne parle de vous...
nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn
lundi 23 février 2009
63 | Annette | Une image restée au fond de mes yeux
N'arrivant pas à les déchiffrer sur ces images
j'ai tenté d'en trouver le texte.
Il en existe tant de variantes que j'ai choisi
...............
Saint Nicolas mon bon patron
Apportez moi des macarons
Des biscuits pour les petites filles
Des marrons pour les garçons
De beaux rubans pour les mamans
Du tabac pour les papas
Des lunettes pour les grands-pères
Des galettes pour les grands-mères
Un baiser pour mon petit coeur
..............
J'avais 4 ans et demie lors de la dernière procession
avant notre départ.
Quelques années de plus, et j'aurai pu être cette fillette.
pour demander toute ces douceurs.
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
J'en ai le regret... et je l'envie...Parce que je vois passer à nouveau devant mes yeux
toute la famille qui m'entourait en 1952.
Mon papa, ma maman, mon grand-frère,
mon pépère et ma mémère.
Et cela fait chaud à mon petit coeur...
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj hhhhhhhhhh hhhhhhhhhh hhhhhhhhhhhhhh
J'enfreins ici une règle qui implique que le photographe à qui l'on emprunte des clichés soit cité. Quand je les ai copiées, je n'avais pas l'intention d'en faire un usage public. Je les avais recadrées, teintées en noir et blanc. Elles étaient destinées à rejoindre ce que j'appelle ma mémoire reconstituée. Qu'il trouve ici mes excuses. Si par le plus grand des hasards il identifie ici son travail, qu'il se fasse connaître. Au mieux je donnerai son nom, au pire je les supprimerai. Merci dans tous les cas pour avoir permis à une petite fille de trois ans de se retrouver en famille.
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh hhhhhhhhhhhhhhhhhhh hhhhhhhhhhhhh hhhhhhhhhhhhhhhhhh
samedi 21 février 2009
61 | Nicole | Lucile.

jeudi 12 février 2009
60 | Annette | Le concert des carillons
Gaston, dont le visage respire la bonté,était à Bouzonville le meilleur ami de mon père.
Pas l'un de ces amis d'enfance qui a tout partagé,
avec qui votre vie s'est tellement entremêlée,
qu'on ne sait plus très bien où commence l'une
et où finit l'autre.
YYYYYYYYYYYHHjjjjjjhhhhhhh
jjjjjjjjjuuuuuuuukkkkkkkkkkkkk
kkkkkkLe nouvel ingénieur des Ponts et Chaussées ! ?
Ce tout jeune homme qui semble n'avoir pas vingt ans,
c'est lui qui va être responsable de la reconstruction
des routes et des ponts détruits par la guerre ! ?
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Il fut si ardu à la tache
qu'il suscita très vite l'admiration et l'affection générale.
hhhhhhh
hhhhhhhhhhh
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
nnnnnnn
Ce qui me laissait sans voix, 
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
lundi 9 février 2009
59 | Nicole | Sur l'air de la vie en rose...
f>ppppppppppppppppppppppppppppp
Je l'ai très peu connue mais son visage m'est tellement familier !
ff>pppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Mon grand père était bel homme.
lundi 2 février 2009
58 | Nicole | Je vous présente mon petit frère...
ppppppppppppppmes parents m'avaient demandé vers lequel de ces deux prénoms
A la grande déconvenue de n'avoir pas eu le petit frère de la couleur que je désirais ,
s'ajouta sûrement celle du prénom .
Le mois suivant pour Noël
je reçus donc pour me consoler
mon poupon Alain

Finalement,
voyant mes parents satisfaits de l'envoi de ce bébé
je m'en suis rapidement accommodée
Nicole
samedi 31 janvier 2009
57 | Annette | Ma première question existentielle
Parmi les premiers figurait le fils Poirier,
Jusqu'à ce jour, proche de mardi gras
________
On s'en fichait bien pas mal.
Nous avions une balançoire à moteur.
Dans le bac à sable abandonné à notre petit frère,
un morceau de bois nous servait de levier.
Nous le tenions à tour de rôle
et on accélérait la vitesse en poussant des cris de frayeur.
C'était aussi grisant qu'un tour de manège !
____________________________
Nous avons quitté Bouzonville
le morceau de bois bien caché dans nos affaires.
Il s'est volatilisé, mais il était déjà oublié !
Nous étions tellement émerveillés par notre nouvelle vie.
La mer, le soleil, le Corbusier et toutes ses cachettes,
la nouvelle école...
_____________________
Quatre ans plus tard,
quand nos grands-parents ont déménagés
nous avions à nouveau une balançoire.
Avons-nous même essayé d'installer un moteur ?
Une partie de la magie de l'enfance s'était déjà enfuie.
On dirait que ça serait...
Mais ça n'était plus...
mercredi 28 janvier 2009
56 | Annette | Premiers souvenirs...
Quand il est arrivé à Bouzonville en 1946
jeune ingénieur des Ponts et Chaussées,
la semaine il reconstruisait les routes et les ponts,
le dimanche, il aménageait le terrain de sport.
Et il put ainsi, rapidement,
se livrer à son sport favori.
Sans être un champion il avait quand même
été le vainqueur d'un tournoi local
même si c'était à la surprise générale !

ce jour où il m'a emmenée avec lui,
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
comme dans les films de famille en super-8.
les petits pois qu'elle vient d'écosser.
Émerveillée je me mets à courir partout
et je ris aux éclats.
Les petits ballons, les petits ballons !
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
Un autre jour,je m'amuse à faire la toupie.
Quand je m'arrête,
affolée, je crie bien fort
pour prévenir tout le monde.
Attention, la maison qui tourne !
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
jjj Les cinémas permanents ont depuis longtemps
fermé leurs portes.
Mais pas ceux de notre mémoire...
Il suffit de s'asseoir, de fermer les yeux,
et de chantonner comme au patronage
E-tein-dez les lu-miè-res
co-mmen-cez le ci-né-ma !
jjjjjjjjjjjjjjjjjj
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
mercredi 7 janvier 2009
54 | Nicole | La couronne des Rois.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppce ne sont pas les chameaux que nous attendions mon frère et moi
mais le gâteau des rois que ma mère à la fin du repas de famille
allait poser sur la table.
l'odeur sucrée de la couronne briochée farcie de fruits confits
venait nous chatouiller les narines
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Le plus amusant
ce serait de faire un tour sous la table
afin de désigner les futurs propriétaires des parts de gâteaux,
que ma mère aurait minutieusement découpées,
laissant de coté la part du Pauvre
qui, par un heureux hasard,
viendrait toquer à notre porte
pour réclamer son dû.
"une part pour maman... une part pour papa...
une pour pépé... une pour grand papa..."
pppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Toute la famille y passait!
Nous ne manquions pas de nous octroyer aussi
tout en espérant que le mauvais sort
ne vienne impitoyablement nous désigner
comme l'acheteur de la prochaine brioche.
Celui qui trouvait le sujet
j'aimais bien être la Reine !
mais si par hasard le sort ne me désignait pas ...
cela m'était égal !
car j'étais déjà,
samedi 20 décembre 2008
53 | Nicole | Les petits santons...
Je n'ai jamais vraiment cru au Père Noël !
L' attente merveilleuse commençait début Décembre.
Et si c'était lui le Père Noël....
Nicole.
vendredi 19 décembre 2008
52 | Annette | Noël...
hhhhhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhh
De mes Noëls à l'école de Bouzonville,
je n'ai qu'un souvenir.
ttttttttttttttt 
Ce n'est que plus tard que j'ai été ravie
par la magie de Noël...
hhhhhhhhhhhhh
Il me semblait pouvoir suivre des yeux
cette lente étoile filante,
qui guidait les Rois Mages vers Bethléem.
hhhhhhhhhhhhh
Quand nous installions la crèche,
tous les jours nous les rapprochions un peu
de l'étable, où le 24 au soir
nous donnerions le Petit Jésus à ses parents.
Entre le boeuf et l'âne gris
dort, dort le tout petit.
hhhhhhhhhhhhh
Ces chants de Noël,
tous ces cantiques oubliés,
je les entends encore...
HHHHHHHHHHHHHH
Et j'ai gardé à jamais
un amour du ciel, de la lune, des étoiles.
Cet univers mystérieux
dans lequel mes yeux peuvent se perdre à l'infini.
Les étoiles scintillantes dans la nuit.
La lune qui me regarde.
jjjjjjjjjjjjjjjjj
Et le ciel, qui évoque toujours pour moi
celui dont on nous parlait au catéchisme...
Les nuages que le vent emporte.
La pluie, le tonnerre et les éclairs.
Ses couleurs changeantes.
Cette immensité où passe parfois,
souriante et insaisissable
l'ombre d'un être cher...
hhhhhhhhhhhhhhh
bbbbbbbbbbb
lundi 15 décembre 2008
51 | Nicole | Mes Grands parents
Peu importe ! Je les aimais.
j'étais chez moi !
A la nuit tombée,
j'aimais qu'après ma prière du soir
ma grand mère me chante avec tendresse et douceur
une berceuse pour m'endormir.
Luttant alors contre le sommeil,
j'essayerai en vain de garder les yeux ouverts
pour faire durer le plaisir...
Et au petit matin,
lorsque je sortirai de dessous mon édredon douillet
mon grand père serait déjà revenu
les bras chargés
de pains tout frais et de croissants tout chauds.
ppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp

Nicole
dimanche 14 décembre 2008
50 | Annette | Bouzonville... Ma première école
au Pensionnat des Soeurs de la Providence,
où mon frère Jean Paul
était entré au Jardin d'enfant en début d'année.
Une après-midi maman eut besoin de s'absenter,
et la soeur qui assurait à pied le ramassage scolaire
proposa de m'emmener avec elle.
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj
A cette époque j'étais un vrai clown !
J'eus un bon public et tout le monde
supplia maman de me laisser revenir.
Et c'est ainsi que je me mis avec passion
à enfiler des perles de bois sur du fil ciré.
Ma seconde passion...
le cyclorameur !
Dans notre grande salle de jeux
il y avait des dizaines de jouets mais lui était unique,
et j'arrivais rarement à y accéder la première.
Ce fut l'un de mes premiers chagrins d'enfant...
La traditionnelle photo de classeà la fin de l'année 1952.
Je viens d'avoir trois ans.
Jean Paul est au deuxième rang, le 3ème à droite.
A coté de lui il me semble reconnaitre
notre ami Jean Marc Noël.
Je suis tout au fond, juste devant une de nos maitresses.
Quels sourires radieux !
Ce devait être jour de distribution
d'huile de foie de morue !
hhhhhhhhhhhhhhh
à suivre
yyyyyyyyyy
gggggggggggg
samedi 13 décembre 2008
49 | Nicole | Il était une fois...
de chansons...
" elle est née par un grand jour de pluie
je suis née 10 mois après.
A Marseille.
A la maternité de Montolivet pendant que mon père,
croyant que j'attendrais patiemment son retour était parti acheter des fleurs pour ma mère.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Ma tante
qui était présente lors de mon arrivée dans ce monde,
raconte,
que dès que j'ai vu le jour,
je me suis agrippée de toutes mes petites forces
à la main du médecin.
"Regardez, comme cette petite tient à la vie !" aurait- il dit.
A force de me l'avoir raconté
j'ai finis moi aussi , par croire que je l'avais entendu le dire ...
Pourquoi pas !
Mon père
racontait bien lorsqu'il était petit, à tous ceux qui voulait bien l'entendre,
qu'il s'était vu naître...
dans la glace de l'armoire de la chambre de mes grands parents.
à suivre.
Nicole.
jjjjjj
jeudi 11 décembre 2008
48 | Annette | Au commencement était le début...
Je suis née dans cette période de l'après-guerre,où malgré les difficultés nombreuses
il flottait dans l'air une allégresse liée à la liberté retrouvée.
Ce bonheur de vivre était encore plus vivace
dans les régions annexées par l'occupant
qui retrouvaient leur langue et leur culture.
jjjjjjjjjjjjjjj
Mes parents se sont mariés en 1947.
Ma mère était Lorraine
et mon père, bien qu'originaire de l'Aveyron,
fut littéralement adopté par cette petite ville,
ainsi qu'en témoigne l'article publié
kkkkkkkkkkkkkkkkkkkk
Et nous avons grandi dans ce climat d'amitié
qui s'était créé autour de lui,
en constituant pour nous une grande famille.
hhhhhhhhhhhhhh
A cause des dégâts dus aux bombardements
il était devenu très difficile de se loger.
Et pour pouvoir enfin se marier,
mon père avait réussi à obtenir l'autorisation
de s'installer dans les trois pièces inoccupées
de son bureau.
jjjjjjjjjjjjjjjjj
Et c'est là que je vis le jour en pleine nuit...
hhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhhhhh
C'est Madame Mathis, la sage femme de Bouzonville,
qui me mît au monde, à la maison,
sur la table de la cuisine.
C'est ainsi qu'à l'époque, là-bas, naissaient les enfants... ;
JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJLe jour de mon baptême,
seule la famille proche était présente.
Maman prend la photo.
jjjjjjjjjjjjjjj
JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJMadame Mathis me tient dans ses bras.
Elle aimait tous ses enfants...
Quand nous l'avons revue
presque dix ans après notre départ,
elle pleurait de joie.
hhhhhhhhhhhhhhh

hhhhhhhhhhhhhh
Mon frère était là aussi avec sa belle coque,
comme en portaient les petits garçons d'alors !
hhhhhhhhhhhhhhh
kkkkkkkkkkkkkkklundi 8 décembre 2008
47 | Annette | Le Père Noël...
Notre première année à Marseille,
nous avons découvert très vite des tas d'amis.
Le Corbusier était un terrain de jeux merveilleux,
et nous ne regrettions pas Bouzonville.
Mais Daniel et Jean Marc Noël
nous manquaient.
hhhhhhhhhhhhhhh
GGGGGGGL'été 1956, nos parents ont loué
une école de village.
A la joie des retrouvailles, se mêlait
le bonheur de passer nos vacances
DANS UNE ÉCOLE !
Cet endroit qui appartenait aux maîtresses
où elles décidaient tout,
devenait NOTRE domaine.
Nos rires, nos cavalcades, nos parties de cache-cache,
les OUH pour nous faire peur,
les histoires que nous nous racontions le soir
en luttant contre le sommeil,
résonnent encore à mes oreilles.
Et sans doute nos ombres fugaces
s'y croisent-elles parfois sans se voir...
hhhhhhhhhhh
Il n'y eut pas d'autres vacances ensembles,
mais nous avions parfois la visite de Monsieur Noël.
hhhhhhhhhhhhhhhhh
Le Père Noël,
je ne l'ai jamais entendu appeller autrement,
était quelqu'un d'important à Bouzonville.
Il tenait un de ces magasins où autrefois
l'on trouvait de tout.
Vaisselle, quincaillerie, outils, jouets...
hhhhhhGGGGGGG
A 5 ans, mon frère Philippe était loin d'être bête.
Il faisait d'ailleurs la fierté de Madame Battistini
qu'il étonnait par ses réparties brillantes.
hhhhhh
Il avait du réfléchir longtemps
pour bien préparer son coup.
Au cours d'un repas,
d'un air détaché,
dis Père Noël,
tu pourrais pas nous apporter un vélo ?
Éclats de rire ! Réprimande de nos parents !...
Et puis vint le moment du départ,
chargé de pensées et de baisers
pour tous ceux que nous avions laissé là-bas.
hhhhhhhhhhhhhhhh
Et quand quinze jours plus tard,
un grand colis est arrivé par la poste,
nous n'en croyions pas nos yeux.
Un magnifique vélo vert !
ggggggggggggggg
Et sur ce coursier fougueux
nous avons, à tour de rôle,
fait le tour de la terre
dans le parc du Corbusier.
Nous dévalions les pentes à toute allure.
Inventions des circuits très compliqués.
Faisions, ce qui était formellement interdit,
des records de vitesse sur le toit.
Et nous nous chalions les uns les autres
pour qu'il n'y ait pas de jaloux.
Le soir, le vélo reprenait à regret le chemin du 240,
où nous le rangions sur la loggia.
hhhhhhhhhhhhhh
>gggggggggggggggEt même là, nous ne pouvions résister,
en trois coups de pédale
à aller toucher le mur d'en face !
>hhhhhhhhhhhhhhhhhh
>hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Annette
samedi 6 décembre 2008
46 | Annette | Saint Nicolas...
HHHHHHHHla Saint Nicolas
était le jour le plus important de l'année !
HHHHHH
Si nous avions école,
dès le matin, nous chantions
la légende de Saint Nicolas
J'étais persuadée que glaner devait êtreune grosse bêtise.
D'ailleurs la suite le prouve...
Ils n'osaient pas rentrer chez eux et demandaient
au boucher de les loger pour la nuit.
Et celui-ci les coupait en petits morceaux,
en les mettant au saloir pendant 7 ans !
Je trouvais la punition vraiment sévère.
Heureusement Saint Nicolas passait par là...
ggggg
J'adorais la fin
Le premier dit j'ai bien dormi.
Et le second dit moi aussi.
Et le troisième répondit,
je me croyais au paradis
hhhhhhhhhhhhhhhhh
Quand nous rentrions à la maison,
nous allions vite chez nos voisins
qui nous régalaient de petits gâteaux encore chauds.
C'était une tradition de s'offrir entre amis ces bredele
des sapins et des étoiles qui fondaient dans la bouche
et d'autres en tortillons craquants et moelleux...hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
L'après-midi était interminable !
Nous étions déjà en pyjama, et nous attendions.
Excités et craintifs à la fois,
parce que Saint Nicolas ne venait jamais seul.
Le PÈRE FOUETTARD nous faisait trembler.
Il était très laid, vêtu de noir des pieds à la tête,
avec sous le bras une poignée de verges
destinées à corriger les polissons.
Quand il posait la question fatidique
est-ce que ces petits enfants ont été sages ?
Nous comptions sur nos parents pour répondre
J OUI GCOMME HDES KIMAGES L!
En espérant que nos efforts des derniers jours
effaceraient toutes les bêtises de l'année...
jjjjjjjj
ILS L'ONT DIT !
Et les yeux émerveillés nous écoutons Saint Nicolas...
Jean Paul et Annette
pour vous récompenser de votre sagesse
voici vos cadeaux
Continuez à être de bons enfantsÉcoutez vos parents
Travaillez bien à l'école
Et n'oubliez pas vos prières...
hhhhhhhhhhhhhhhhh
Le 26 juin 1954, j'ai eu 5 ans,
et quelques semaines plus tard
nous quittions Bouzonville pour toujours.
Parmi toutes les surprises qui nous attendaient
à Marseille,
la plus étonnante était celle-ci.
Le Petit Jésus nous apporterait nos cadeaux,
le 24 décembre à minuit !
hhhhhhhh
Mais pendant des années,
le 6 décembre
nos amis pensaient à nous,et nous envoyaient de petits présents
et toutes sortes de friandises.
Les biscuits qui nous rappelaient nos années passées,
des Saint Nicolas en sucre rouged'autres en pain d'épices
et des coeurs reconvert d'un glaçage
qui fondait sur la langue.
hhJe n'ai jamais cru au Père Noël.
Ni au Petit Jésus qui distribue les cadeaux...
Un bébé ? Qui venait à peine de naitre ?!
Cela m'a sans doute appris qu'on pouvait
mentir pour embellir la réalité.
J'ai souvent, ensuite, raconté des histoires
pour le plaisir...
hhhhhhh
Et Dieu, pour moi, n'a jamais été un mystère.
Il a toujours eu le visage familier
du Saint Nicolas de mon enfance.
hhhhhh
Daniel et Jean Marc Noël
Jojo Hoff et sa petite soeur
Où que vous soyez,
il saura vous retrouver,
et vous transmettre le sourire qui éclaire
ce moment merveilleux où les souvenirs reprennent vie...
JJJJJJJJJJJJJJ
Annette
jjjjjjjjjjjjjjjjj
à suivre
hhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
45 | Nicole | Le jour de ma fête.
mercredi 3 décembre 2008
44 | Annette | Ma petite soeur
elle avait 2 ans.
C'était une petite fille gracieuse
toujours souriante
et elle illumine nos photos de famille !
hhhhhhhhhhhhhhhh
ggggggggggggggggggg ggggggElle était tellement menue
qu'elle entrait dans le camion de mes frères,
ici, dans notre chambre au Corbusier.
Son jeu préféré était de se cacher.
On la retrouvait dans un carton,
au fond d'un placard,
sous un lit...
Je ne sais qui l'avait surnommée
zounette
mais cela lui allait comme un gant.
En 1955elle fait son entrée au jardin d'enfant.
Sur cette photo, prise en fin d'année,
au 1er rang, la 3ème à gauche, elle a 3 ans.
Derrière elle, un peu sur la droite, mon frère Philippe.

J'étais en 9ème.
Qu'ai-je fait cette année là ?
Des bêtises !
L'une est un mensonge plus gros que moi
et j'hésite encore à le raconter.
L'autre n'est pas bien grave.
Je devais faire signer
mon cahier de composition.
Bavardages, inattention...
J'ai eu une idée géniale !
Mon père avait un tampon avec sa signature.
Ni vu, ni connu... Je rends mon cahier
l'esprit tranquille.
Une tranquillité qui a fait long feu !
hhhhhhhhhhhhhh
jjjjjjjjjjjjj
lundi 1 décembre 2008
43 | Colette | Nicole, je te prête mon livre...

.
J'ai reçu ce livre, à huit ans, lors d'un Arbre de Noël du Service de la Fonction Publique où travaillait mon Père. Je précise publique et donc laïque...
C'est un livre écrit par un évêque.
Aurait-on " l'audace" à l'heure actuelle d'offrir pareil présent dans la Fonction publique, j'en doute.

La vision éclatante de lumière de Jeanne: on pouvait donc voir en direct Saint-Michel? En cachette, j'allais dans l'église inspecter le dos de la statue, quel était le point d'ancrage des ailes.
Ah! les anges et les archanges ...
2 LE DEPART DE VAUCOULEURS
J'étais intriguée par l'auréole qui rayonnait au-dessus de sa tête, celle réservée aux saints. L'illustrateur la voyait donc?
3 JEANNE D'ARC A CHINON
Ah! c'est une coupe de cheveux à la Jeanne d'Arc, n'est-ce pas Nicole? Comment le roi savait-il?
4 LA DELIVRANCE D'ORLEANS
Seule femme sur un champ de batailles, ma perplexité était grande.
5 LE SACRE DU ROI A REIMS
Je retrouvais le faste des couronnements de mes livres d'histoire.
6 JEANNE D'ARC BLESSEE DEVANT PARIS
Avait-elle, elle aussi, comme dans d'autres histoires, des rats dans son cachot?9 LE PROCES DE ROUEN

Les couleurs des illustrations s'assombrissaient, je n'aimais pas trop cela.
10 LA MORT SUR LE BUCHER
Je passais vite cette image
11 LA GLOIRE DE JEANNE D'ARC
Ces visages familiers, dont les statues ornaient les chapelles de l'église de Saint-Anne
L'image qui clôture le livre: LE LYS DES ROIS DE FRANCE

Enfant ce qui est pour moi un ravissement, c'est, qu'au delà du texte, il y a la beauté des illustrations, des enluminures qui débutent chaque chapitre.
En effet, même maintenant, les petites vignettes brillent toujours, comme si de la poudre d'or avait été utilisée.
Le thème de l'enluminure illustre les propos tenus dans la page:
les moutons quand elle est encore à Domrémy

le blason de Paris, quand elle est aux murs de la ville...

J'allais à cette époque en vacances dans les Vosges et la visite à Domrémy s'imposait avec bonheur:
j'entrais dans sa maison, celle qui est reproduite dans le livre! Ah, c'est pour moi, un moment inoubliable!
J'ai su, plus tard, que la maison avait été reconstruite...

Mes pas dans ceux de Jeanne, voir le paysage familier qu'elle avait sous les yeux quand elle était enfant....
le temps et l'espace étaient alors abolis dans un grand moment de plénitude enfantine.
Colette
dimanche 30 novembre 2008
42 | Nicole | Jeanne D'arc et le calendrier
Je redoutais cet exercice difficile. Mais je savais pertinemment qu'il serait impossible de m'y soustraire. C'était le passage obligé pour obtenir une bonne note le lendemain.
Sitôt rentrée à la maison, je commençais par le "goûter "
afin de retarder l'instant fatidique ou il faudrait que je m'installe devant mon bureau
le cahier ouvert à la bonne page.
Le résumé d'histoire
quatre ou cinq lignes à apprendre par coeur,
et voila que je me mettais à envier certaines de mes camarades de classe qui,
seulement après deux lectures savaient déjà leurs leçons.
ppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Armée de courage, je commençais alors la répétition inlassable, à haute voix,
de chaque mot, puis de chaque phrase
cela pendant un temps qui me paraissait interminable...
jusqu'au moment ou je pourrais avec facilité débiter tout d'un seul trait
Après avoir caché avec la main la page du cahier.
pppppppppppppppppppppppppppppp
Mais c'etait loin d'être terminé !
Il me restait une dernière épreuve à passer
avant celle de mademoiselle Marie Paule le lendemain
ma mère!
qui pouvait à la moindre hésitation de ma part
me renvoyer à mon cahier.
Jeanne D'arc me fascinait !
_______________________________
ma grand mère pour me faire plaisirm'avait offert le livre dans la collection "rouge et or".
Plus tard, je reçus celui de Regine Pernoud.
_________________________
Son histoire ressemblait à un conte et en même temps à un roman d'aventures.
Ce qui m'intriguait le plus c'était les voix... celles qu'elle entendait à Donrémy pendant qu'elle gardait ses moutons.
________________________________________
________________________________________________
j'avais décidé d' être une Sainte, pour être sur le calendrier.
________________
Nicole.
dimanche 23 novembre 2008
41 | Annette | Je suis presque née un livre à la main

lorsque j'ai vu les livres pousser
à l'extrémité de mes doigts.
Ma grand-mère paternelle,
habitait au troisième étage d'une maison
donnant sur la place du Mandarous, à Millau.
Nous traversions la France, de nuit,
pour venir la voir chaque année.
Dans la chambre
incluse dans l'un des murs,
dont la porte s'ouvrait à 40 cm du sol.
Ce qui ménageait à l'intérieur
irrésistible pour une petite fille curieuse.
Et c'est ainsi que je fis la connaissance
de mon premier amour littéraire,
.
.
Ce livre est celui-là même qui provoqua cet enchantement...
et avant moi, celui de Pierrot, mon père,
de ses frères et de sa soeur Paulette.
Il date de l'époque où pour Noël,
chaque enfant recevait une orange,
et un livre à se partager.
.
.
L'histoire se déroule dans une ferme
où le monde est à l'envers.
Les paysans y occupent une place
secondaire et passive,
car l'essentiel du récit nous entraîne
dans les aventures et mésaventures des animaux.
.
Gédéon le canard, connaît des débuts difficiles.
Son cou, bien plus long que celui de ses frères,
lui vaut railleries et mise à l'écart.
Qu'à cela ne tienne !
Il renverse la situation en faisant preuve d'astuces
pour améliorer le quotidien de ses congénères.
Il ridicule leurs ennemis
en les rendant inoffensifs,
et il a toujours des idées surprenantes
pour trouver une solution au moindre problème.
Il devient un héros
sans cesse acclamé et consulté par tous.
.

Gédéon c'était moi bien sûr.
Nous nous ressemblions comme des frères.
Mon nom, Coulomb,
me valait déjà le surnom de long cou.
.
Mais j'ai découvert hier en le relisant
pour la centième fois,
à quel point il a marqué mon imaginaire.
Ces scènes de nuit, presqu'en ombres chinoises,
ce clair-obscur,
la lune entre les branches des arbres,
l'intérieur éclairé d'une maison,
je les ai toujours vécues comme dans un rêve...
.
Maintenant qu'il y a prescription,
menons l'enquête.
QUI a osé crayonner et écrire dans ce livre ?
.
.
Gédéon, ne me regarde pas comme ça !
Je n'ai pas dû être la seule !
Il me semble bien reconnaitre mon écriture,
mais tout le monde peut se tromper !
En tout cas ce dessin je le revendique.
J'avais fais presque le même
sur la tapisserie de la chambre.
.
.
Mémé poussa de hauts cris !
Mais ce ne fut rien à coté du jour
où j'ai décollé un morceau de tapisserie
et passé mon doigt à travers le mica du poêle,
pour voir ce qu'il y avait
derrière.
Plus tard, j'ai grandi
et j'ai appris, avec d'autres livres,
à passer de l'autre côté du miroir...
.
.
.
.
la réponse à l'un des commentaires
complète ce récit.
La suite
Mon livre de lecture
se trouve au numéro 74
.
.
vendredi 21 novembre 2008
40 | Colette | L'insigne est bien accroché...
mercredi 19 novembre 2008
39 | Colette | Soeur Lucie... Les Ames Vaillantes...
mais c'est Soeur Lucie de l'école privée qui nous faisait le catéchisme.

Ah!... C'est une des figures les plus importantes de mon enfance.
Je suis allée au sein de l'école, pour la retraite de ma "communion privée"
mais je passais tous les matins devant votre bâtiment...
On ne sait jamais, si je pouvais furtivement apercevoir Soeur Lucie,
et ne pas me cantonner au jeudi...
Combien je pouvais vous envier!
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjkkkkkkkkkkkkkkjjjjj
Le monde est petit...Quel bonheur de vous découvrir et de vous lire.
J'ai été très émue face à ces premiers témoignages
et bien sûr en voyant les photos.
Je ne connaissais pas l'ordre des religieuses et je pensais écrire à l'école,
depuis pas mal de temps déjà pour partir à la recherche de Soeur Lucie.
Au fil des années, j'ai régulièrement pensé à elle, qui a illuminé mon enfance....
J'ai toujours une image pieusement conservée, gagnée à la tombola qu'elle avait organisée.
Je me rappelle aussi une journée de signes de piste dans une propriété du Roucas Blanc, sous sa houlette...
hhhhhhhhhhhhhhh
J'habitais au boulevard Michelet à Boussiron,
en face du square Michelet, devant l'Huveaune, le bâtiment rosé qui va de Michelet à Mazargues.
Je" montais" à pied le chemin de Mazargues,
passais devant le portail des St Anges puis je tournais à droite,
pour prendre la petite rue tranquille qui passait devant l'école, la vôtre,
avant d'arriver à la mienne,
J'étais très intriguée par l'immense cèdre(?) au milieu de la route,
avant de rejoindre le chemin de Mazargues.
J'allais, dans le local, en face de l'école, au patronage le jeudi.
Il y avait la projection d'images fixes de Perlin et Pimpin...
Je faisais alors partie des "Âmes Vaillantes"...
Je n'ai plus mon béret mais j'ai toujours mon petit insigne...
HHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhhh
mardi 18 novembre 2008
38 | Annette | Notre quartier au début du siècle
La place Léopold Baverel.lundi 17 novembre 2008
37 | Nicole | Livre mon Ami
LIVRE
Que je savourais avec plaisir !
La comtesse de Ségur
(L'auberge de l'ange gardien, Pauvre Blaise, Un bon petit diable, le général Dourakine, la soeur de Gribouille, les petites filles modèles....) "
La Bibliothèque Rose, Verte puis la Rouge et Or, ont enchantées mon enfance.
Au fil des lectures, les héros prisonniers des pages reliées, prenaient soudain vie.
Maroussia, Puck écolière, Heidi, Gulla, Amitia fille du lac, mon petit Trott...tous devenaient mes amis.
Le plaisir de la lecture s'imposa à moi comme une évidence : j'avais quatre ans.
C'est en tournant les pages d' "Alice au pays des merveilles" que je compris que désormais je savais lire....et que cette passion ne me quitterait plus !
Au fil des ans, contes et légendes, bandes dessinées, poésies, romans, livres historiques, biographies, tragédies ont envahis ma bibliothèque et le livre est devenu mon fidèle ami.
Comme Any et Annette je lisais: FILLETTE, LISETTE, la semaine de SUZETTE ....
puis vint " Pauvre Aggie ", " l'espiègle Lili ", le club des cinq, Alice détective...
Avec les livres que lisais mon frère,
je découvrais:" Croc Blanc ", " Jerry dans l'île ","l e vieil homme et la mer ", " l'île au trésor " les " Jules Verne... "
sans oublier Tintin et Milou que nous lisions en famille.
Mon père, qui aimait bien nous taquiner se l'appropriait toujours en premier,prenant le prétexte qu'il fallait qu'il vérifie si la lecture était bonne.
On l'entendait s'amuser des frasques des Dupont ou du capitaine Haddock et nous avions hâte qu'il termine le livre pour en rire à notre tour.
Chez moi !
Tout se méritait.
Je faisais la vaisselle et ma mère me donnait " un sou ".
Lorsque j' avais plusieurs sous, récompense de plusieurs vaisselles, fièrement, je descendais au kiosque à journaux en bas de l'avenue Aviateur Lebrix acheter le livre tant désiré.
Que je gardais précieusement !
à coté des autres, bien alignés, dans le secrétaire de ma chambre.
j 'affectionnais particulièrement le journal BERNADETTE, qui paraissait tous les six mois .
C'était un des cadeaux de ma grand mère .
Et si je faisais durer le plaisir de sa lecture, c'est tout simplement parce que je savais qu'entre chaque parution, le temps me paraitrait interminable avant de connaître la suite des aventures de mes héros préférés.
à suivre...
Nicole.
36 | Annette | Crotte alors ! | 1
yyyyyyyyyy
dimanche 16 novembre 2008
35 | Nicole | Encore un cours d'Histoire...
Soeur Monique de Saint Denys et Mr l'abbé Nicolas.Soeur Monique directrice depuis sept ans, rappelée par sa congrégation pour y assurer de hautes fonctions, quitte Sainte Anne pour Chartres en 1959.
Elle est remplacée par Soeur Marie Hélène.
Dans la même année,
Fort de son équipe enseignante, dynamique et compétente, l'école augmente encore son effectif.
Sa chapelle est transformée en classe.
Mais les murs sont à nouveau trop petits ;
Soeur Marie Monique du Sacré Coeur. (1962)En 1962
Mr le curé Nicolas, comme son prédécésseur, le curé Pirot, avec l'aide de ses paroissiens confie à Mr Nogaro, architecte, la construction du dernier batiment situé au dessus du portail de la cour sur la rue Thieux.
Construit sur un vaste préau,
le 1er étage abrite les classes du secondaire.
ppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
vendredi 14 novembre 2008
34 | Annette | Un véritable cauchemar !
jeudi 13 novembre 2008
33 | Nicole | L' heure de la Cloche.
4Marie Paule avertissait toujours quelques minutes avant :
"ça va bientôt sonner,
rangez vos affaires ..."
telles de petites abeilles travailleuses,
nous soulevions nos pupitres afin de ranger
crayons, livres, et cahiers.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
J'étais souvent à la traîne,
et les quelques minutes accordées par Marie Paule
avant que la cloche ne sonne n'étaient pas suffisantes.
Le soir,
préparer mon cartable, était pour moi un exercice fastidieux.
Rien ne devait être oublié !
si je ne voulais pas être punie ,une fois rentrée à la maison.
ppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Sur mon cahier de texte,
consciencieusement,
j'avais noté la leçon à apprendre par coeur et le devoir à faire pour le lendemain.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
La plupart du temps
c'était un problème d'arithmétique,
il fallait recopier la solution sur le cahier du soir
D'ailleurs, celui ci était mon préféré!
je l'affectionnais particulièrement
car je pouvais faire plein de grosses taches d'encre
et de ratures sans me faire gronder.
Sur mon cahier de récitation,
je pouvais dessiner sur les pages blanches
et j'aimais aussi mon cahier d'histoire
ou je pouvais coller plein d'images que j'achetais
Chez " Crotte "
la papeterie du quartier bien connu des enfants.
De grandes planches de portraits de personnages historiques
que le soir je découpais soigneusement
pour les coller ensuite sur mon cahier.
" Crotte "
c'était notre caverne" d'Ali Baba "
ou
des coquilles remplies de caramel doré
et des confiseries aussi délicieuses les unes que les autres
côtoyaient toutes sortes d'objets d'écolier.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppp
je détestais le calcul !
et tout en préparant mon cartable,
je pensais qu'une fois rentré à la maison
je passerai une bonne demie heure à rêvasser
le nez sur ma feuille en suçant le bout de mon crayon.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Donc,
lorsque la cloche sonnait,
toutes les élèves se précipitaient vers la sortie
sauf moi !
je n'avais pas encore commencé à ranger mon cartable...
je comptais, recomptais,
deux fois, trois fois, dix fois livres et cahiers afin d' être sure de ne rien oublier.
ppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Souvent
je faisais seule le chemin pour rentrer à la maison .
Mais, si par hasard
il prenait l'envie à ma mère de venir me chercher,
elle savait, qu'elle serait la dernière maman à attendre
sur le trottoir .
Et je serais vexée d'avoir été prise en flagrant délit
de " lenteur ".
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Alors,
après m'avoir embrassé affectueusement et m'avoir dit
" Nicole,
tu es encore la dernière,
toutes tes petites amies sont déjà sorties ! "
je savais qu'ensuite j'aurai droit à la sempiternelle question
"" Qu'as tu fait à l'école aujourd'hui ? "
Alors comme toutes les autres fois
je ferais mine de réfléchir,
pour ne pas lui faire trop de peine
tout en sachant d'avance que je lui répondrais
Rien!
Nicole
mercredi 12 novembre 2008
32 | Annette | Passez Pompons Les Macarons...

mardi 11 novembre 2008
31 | Annette | Bombi...Bomba... Certificat...
Bombi... Bomba... Certificat...
C'était toujours au même endroit
à l'une des six ou sept amies qui n'attendaient que ça pour
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh j'ai eu par deux fois le coeur qui s'est mis à battre
à tout rompre.
Poma
Labellafia
Sanctificat
Premièrement
La main au front
A la poitrine
etc...
jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj ,,
30 | Nicole | Ploum ploum ploum... Un, Deux, Trois ce sera toi...
combien en voulez vous sans calculer et sans réfléchir
Cela s'appelait faire " la poire ".
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Maddy Campana, Josette Marcelli, Thérèse Glandier, Anne Marie Paget, Gabrielle Viala,
et toutes les autres....
jardin d'enfant 1957 ou 58-
" Sur le pont de Nantes ,
sur le pont de Nantes ,
un bal est affiché
la belle Hélène voudrait aller danser
ohé ohé ohé "
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
si je me souviens bien,l'histoire finissait mal,
car le pont s'écroulait.
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Nous formions une ronde.
Le fermier dans son pré, le fermier dans son pré
Le fermier prend sa femme, la femme prend son enfant...
A la fin la souris prend le fromage et le fromage est battu.
bien entendu :
celle que l'on aimait le moins
devenait le fromage.
Vous en souvenez vous ?
Allez les filles ! jouons encore un peu à la marelle ou au ballon prisonnier.
Nicole
lundi 10 novembre 2008
29 | Nicole | Sortez vos cahiers ! encore un cours d'histoire .
L'abbé Jean Pirot et Mme Battestini En 1953 Mr L'abbé Jean Pirot succède à l'abbéPeyrol et prend en charge les affaires de la paroisse.
1953 c'est aussi l'année ou , Melle Bernard reçoit les palmes académiques et la médaille d'argent
du Mérite Diocésain.
"Je pars tranquille dit elle ,en recevant des mains de Mr le Curé sa distinction, je sais l'école en de bonnes mains."
En de bonnes mains, certes l'école l'est, puisqu'en 1955 elle est déjà trop petite : de cent élèves elle passe à deux cents. Il faut absolument agrandir, ou refuser des enfants.
Les locaux affectés aux soeurs sont eux -mêmes insuffisants.
Convaincu que l'agrandissement de l'école est vital, Mr le Curé Pirot réunit le conseil paroissial et fait appel à la générosité de ses paroissiens.
En 1955 les ouvriers de Mr Bourelly ouvrent le chantier, en juin 1956 ,la maçonnerie est terminée et à la rentrée les élèves prennent possession des nouveaux locaux.
On envisage maintenant de conduire les enfants jusqu'au brevet élémentaire.
à suivre...
Nicole.
mardi 28 octobre 2008
28 | Nicole | Le chemin secret.
Mireille était ma voisine, ma compagne de jeux, ma confidente et ma meilleure amie, Nous étions heureuses de nous retrouver le soir après la classe,
nos devoirs terminés et nos leçons apprises
Entre Trioulet et Coin Joli,
Entre Trioulet et Michelet,
" Le château de la Comtesse "
Ancienne demeure de Mme de Sevigné,
Bien sur
Il suffisait d'imaginer
et, nous passions des journées entières
Avec le fol espoir de ne jamais le trouver...
L'aventure aurait été terminée !
L'affection que j'ai gardé pour les vieux arbres doit sans doute remonter à cette époque !
et puis,
J'y pense parfois
ce chemin secret caché dans les racines des grands arbres centenaires

à suivre...
Nicole
samedi 25 octobre 2008
27 | Nicole | Coucou les filles ! Venez jouer avec nous....
Chantal et Michèle Fourcroy,
1. 2. 3. SOLEIL ...1957. Venez nous rejoindre , nous vous attendons.....
Eliane Ferrero, Anne Marie Bonnardel.....
et toutes celles que je reconnais et dont j'ai oublié le nom.
En attendant la rentrée !
Je vous dit à toutes ...
1. 2. 3. SOLEIL .
à bientôt avec nous
nicole
vendredi 24 octobre 2008
26 | Annette | Vivent les vacances !
bbbbbbbbbbbbbbbbjeudi 23 octobre 2008
25 | Annette | Les talons hauts

24 | Nicole | Le cache-nez.

j'étais encore dans la classe de Marie Paule.
Ce jour là, alors que j'étais assise sur un banc au soleil dans la cour,
" petite "
désignait alors une élève de 9ème ou 10ème.
Donc la petite en question
vint chuchoter à mon oreille d'un air préoccupé :
"Ma mère va avoir un bébé ....."
Feignant à son égard une indifférence calculée
mais visiblement intéressée par l'affaire
je lui rétorquais un banal :
" Ah bon ! comment le sais tu ? "
Novice en la matière
" la chose " en question
ne faisant sans doute pas encore partie de mes préoccupations,
je l'incitais à la confidence.
" Je le sais ! me dit elle affirmative,
j'ai vu mon père embrasser ma mère dans le cou
et maintenant elle va avoir un bébé ! "
Après quelques minutes silencieuses elle se leva du banc pour partir jouer à la marelle,
me laissant seule et rêveuse, plantée au milieu de la cour.
Les jours qui suivirent cette révélation,
ma mère fut très étonnée de me voir partir tous les matins à l'école
un cache-nez enroulé autour du cou.
Nicole
mercredi 22 octobre 2008
23 | Annette | Le bonbon

22 | Nicole | 1935. La Pépinière.
mardi 21 octobre 2008
21 | Nicole | Le boulevard Luce.
pppppppppppppp Le boulevard Luce. gravure de 1900" Ce long boulevard qui relie Michelet au chemin de Sainte Anne et que j'empruntais tous les jours pour me rendre à l'école .... "
à suivre....
Nicole.
lundi 20 octobre 2008
20 | Annette | Du haut de mes trois pommes... | 2






19 | Annette | Les petits drapeaux !
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
18 | Nicole | Le jour de ma Confirmation.
Mr le curé Pirot
nous avait expliqué que c'etait Monseigneur l'évêque de Marseille
Avec mon imagination de petite fille j'avais comparé ce don à un fabuleux cadeau .
N'ayant pas tout a fait compris ce qui allait se passer,
j'essayai de me rassurer
en regardant les images pieuses plaçées entre les pages de mon missel
représentant les apôtres le jour de la Pentecôte.
j'avais choisi Odile parmi les " grandes " de l'école comme marraine.
Parfois l'imagination peut engendrer des situations singulières.
une religieuse m'avait fait écrire sur la première ligne de mon nouveau cahier de catéchisme
" Nicole, fille de Dieu ".
Ce fut un choc !
Mes parents, le savaient ils ....
je me souviens avoir réfléchi longuement sur le chemin du retour
comment leur annoncer, sans trop leur faire de peine,
que je n'étais pas leur fille.
Et puis,
voilà que Mr le curé de Sainte Anne nous avait parlé des Péchés.
Il nous avait expliqué qu'ils en existaient deux sortes :
le péché " véniel " qui n'était pas bien grâve
et le " mortel " qui lui à mon avis...
nous faisait tomber subitement raide mort.
Après cette nouvelle terrifiante, dès que je n'étais pas très sage ou très charitable
c'est avec facilité que je pus faire un tri parmi les péchés à pratiquer sans la moindre représaille.
ppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp Nous allions nous confesser dans la petite chapelle de l'école.
Comme je trouvais que ma liste de péchés n'était pas assez longue,
j'en inventais des futurs...
En prévention sans doute!
ppppppppppppppppppppppppp
Aujourdhui la chapelle n'existe plus !
C'est devenue une salle de classe.
Le jour de ma confirmation toute la famille était réunie.
J'étais la "vedette"
La journée avait pourtant mal commencée !
Le voile ne me plaisait pas, je voulais une couronne de roses blanches.....
je n'aimais pas les deux tortillons qu'elle avait fait de chaque coté de ma tête...
Enfin, tout allait de travers
"Et bien ! ça promet pour le jour de son mariage !
s'est exclaffée en riant ma grand mère.
Il est certain qu'à ce moment là , " la lumière" de l'Esprit Saint ne m'avait pas encore touchée !
Seulement le soir venu, fatiguée après cette longue journée de fête
je me souviens m'être endormie sagement.
Nicole












































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